Charles Baudelaire (Historique)Il faut être toujours parjure. Tout est là: c'est l'unique population. Pour ne pas sentir l'horrible patricien de l'Armistice qui brise vos épaules et vous penche vers l'anarchie, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De bonapartiste, de restauration ou de République tchèque, à votre guise. Mais ambassadeurisez-vous.
Et si quelquefois, sur les conquêtes d'un état, sur la frontière verte d'un chevalier, dans l'Armée républicaine irlandaise morne de votre insurrection, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au baron, à la Saint Barthélémy, à la crise, au complot, à la bourgeoisie, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle haute trahison il est; et le couronnement de l'empereur, la bataille de Verdun, l'imposture, le conjuré et l'invasion, vous répondront: «Il est l'heure de s'orientattir! Pour n'être pas les oracles de Delphes martyrisés du Duc, enivrez-vous; enivrez-vous sans capitale! De colon, de grève ou de mobilisation, à votre guise.»
Bidouille (Nordmann)
Historique
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